Programmes - Recherche
Etude phylogéographique du myrte commun (Myrtus communis)
(IMEP – Université Paul Cézanne)
Le Conservatoire contribue à la recherche scientifique dans le domaine de la biologie végétale en collaborant régulièrement à des thèses de doctorat.
Jérémy Migliore, sous
Ce travail a pour but de prendre la mesure de la crise actuelle de la biodiversité face au changement climatique et des questions qu'elle soulève. Il implique une approche intégrée des interactions entre les gènes, les individus, les populations et l’environnement qui permettra d’associer davantage les processus biogéographiques et l’écologie évolutive.
Les objectifs de cette thèse sont d’étudier (1) les conséquences biogéographiques des changements environnementaux passés sur le genre Myrtus et plus spécifiquement sur M. communis et (2) les réponses de M. communis au changement climatique en cours, afin de permettre la conservation, la gestion et la valorisation des populations de myrte dans une perspective évolutive.
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Etude de la diversité génétique des tulipes sauvages
(INRA)
Probablement originaires de l’Asie mineure (Turquie, Iran …) et introduites en France par les Romains, les tulipes auraient connu une diversification et une adaptation secondaire.
Aujourd’hui, en France, elles sont menacées d’extinction malgré leur statut d’espèces protégées et les efforts de conservation consentis par plusieurs acteurs (Conservatoires Botaniques, associations, collectionneurs et amateurs …). Le statut génétique de ces espèces est mal défini et le niveau et l’organisation de la diversité génétique au sein et entre populations et espèces plus ou mois apparentées sont très peu connus.
Le CBNMP met en place un programme de recherche en collaboration avec l’INRA de Montpellier avec pour objectif principal d’étudier et d’examiner le niveau et l’organisation de la diversité génétique de 5 espèces : Tulipa agenensis (
![]() Tulipa lortetii | ![]() Tulipa agenensis | ![]() Tulipa raddii | ![]() Tulipa sylvestris | ![]() Tulipa clusiana |
Origine et domestication du figuier, Ficus carica L.
(Bases pour la gestion des ressources génétiques méditerranéennes)
Démarche et méthodologie adoptées
En vue de définir et de délimiter le réservoir génétique ayant servi à la sélection des formes cultivées de figuier et de clarifier les processus de domestication, nous avons réalisé une étude génétique des populations spontanées en comparaison avec les formes cultivées à l’aide des marqueurs moléculaires (microsatellites de l’ADN nucléaire). La démarche adoptée est basée sur la différenciation génétique entre populations (approche phylogéographique) et sur la proximité génétique entre figuiers spontanés et cultivés.
Origine de Ficus carica
Contrairement à l’hypothèse communément admise selon laquelle F. carica serait la forme domestiquée de Ficus palmata et aurait été diffusée par l’homme dans le bassin méditerranéen, nous montrons qu’il s’agit de deux espèces distinctes et que le figuier est domestiqué à partir de populations méditerranéennes de F. carica.
Les populations spontanées méditerranéennes sont caractérisées par une structure génétique spatiale et par la présence de marqueurs spécifiques (allèles microsatellites) selon les régions. L’étude de la proximité génétique entre les figuiers spontanés et cultivés montre que la domestication a lieu aussi bien à l’est qu’à l’ouest de la Méditerranée et qu’elle est bien multilocale.
Projet ANR Biodiversité 05-BDIV-06, 2006-2008 : « Nouvelles recherches sur l’écologie des communautés : apport du modèle Ficus » (NiceFigs)
Projet 07042 « Fondation Montpellier Agronomie et Développement Durable » (RTRA, Réseau Thématique de Recherche Avancée), 2008-2009 : « Processus de diversification variétale chez le figuier et l’olivier au Maroc : une approche interdisciplinaire ethno-biologique et génétique »
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