Programmes - Espèces envahissantes

PLANTES ENVAHISSANTES EN REGION MEDITERRANEENNE
Evaluation du risque

Veille nationale et internationale

La base de données bibliographiques spécifique aux invasions biologiques compte désormais plus de 1100 références dont 390 sur la gestion, 210 sur la prévention et plus de 400 sur les différentes formes de lutte. Parmi celles-ci, une centaine concerne les espèces traitées cette année.

Listes de plantes

Des outils de « screening » sont en cours de validation. Ils permettront d’affiner le système de tri et de présélection des espèces. Les espèces concernées sont d’une part les espèces potentiellement invasives, mais aussi, d’autre part, des espèces présentant des caractères non-envahissants à préconiser dans les travaux de fleurissement et de revégétalisation.

Cartographies de présence

Des cartographies de présence de 3 espèces majeures (Renouée du japon Reynoutria japonica photo ci-dessus, Buddleia Buddleia davidii, Armoise des frères Verlot Artemisia verlotiorum) ont été réalisées. Malgré la difficulté à être exhaustif sur tout le territoire avec une maille de 10x10km, cette cartographie a été effectuée à l’échelle de toute la région Languedoc-Roussillon. 

Dix espèces qualifiées d’espèces émergentes, ont été cartographiées aussi pour l’aire d’agrément. Il s’agit d’espèces à distribution réduite et à impacts potentiels élevés. Parmi elles, la grande Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) maintenant présente sur 3 sites dans l’aire d’agrément, un cactus (Cylindropuntia rosea) sur les bords du Salagou, plusieurs espèces aquatiques (Myriophyllum aquaticum, Lagarosiphon major), une mauvaise herbe des cultures (Solanum elaeagnifolium) déjà éliminée en PACA et qui réapparait ponctuellement en LR, et plusieurs espèces d’ambroisies (Ambrosia coronopifolia, Ambrosia tenuifolia, Ambrosia trifida). Une liane fréquemment signalée dans la bibliographie internationale (Akebia quinata), ainsi que l’hybride de renouée (Reynoutria x-bohemica) ont aussi été détectés et cartographiés.

Cartes de gestion

La gestion des espèces invasives qualifiées de majeures (espèces à distribution étendue et à impacts élevés) est une entreprise de longue haleine, qui ne peut généralement pas être menée à terme du fait du coût faramineux que cela entrainerait. Il est donc nécessaire d’établir des priorités d’action qui répondent à 3 objectifs : limiter la propagation de l’espèce, sanctuariser les zones à forts enjeux patrimoniaux et minimiser au maximum les surfaces atteintes. Une cartographie du degré de présence, par bassins versants, a été établie pour ces raisons pour chacune des espèces étudiées (Renouée sur la carte). Les priorités d’action vont aux unités faiblement envahies (en rouge sur la carte).



Reynoutria japonica

Exemple de carte de gestion pour la Renouée

PLANTES ENVAHISSANTES EN REGION MEDITERRANEENNE
Gestion du risque

Inventaire de la flore exotique

Lors des prospections de terrain, les botanistes du Conservatoire ont inventorié Ehrharta erecta, une espèce originaire d’Afrique du Sud. Elle est naturalisée çà et là autour de la Méditerranée. C’est la première mention en France, à Saint-Mandrier.

Expertise

Nous avons expérimenté avec quelques gestionnaires du réseau, la détection d’espèces exotiques potentiellement envahissantes, et qui pourraient faire l’objet d’actions rapides avant qu’un quelconque impact ait le temps d’apparaître. Malheureusement, les inventaires sont rarement exhaustifs. Il faudra trouver un système pour améliorer cette détection précoce en attendant que les inventaires soient faits.

Nous sommes en contact avec divers organismes pratiquant la végétalisation. Le partenariat avec eux consiste en un examen des listes d’espèces avec avis sur le caractère envahissant des espèces citées.

Accompagnement et suivi des actions de contrôle

Nous avons contacté différents propriétaires et gestionnaires de terrains renfermant des espèces exotiques envahissantes émergentes. Un porté à connaissance ainsi qu’un dossier comprenant une synthèse des méthodes de lutte employées dans le monde leur ont été communiqués. Afin d’aller plus loin dans cette voie et d’inciter les communes et autres collectivités à s’engager durablement, nous étudions aussi différentes formes de chartes et documents d’urbanisme permettant d’améliorer et de construire un réel partenariat avec tous les acteurs locaux concernés par cette problématique.

Nous sommes aussi en contact avec les gestionnaires d’espaces naturels confrontés aux multiples problèmes posés par les espèces invasives bien installées (invasives majeures). Il est nécessaire dans ce cas de pouvoir disposer d’un réel historique de l’invasion et des mesures expérimentées au cours du temps, pour organiser une banque de données efficace.



Impatiens balfouri

PLANTES ENVAHISSANTES EN REGION MEDITERRANEENNE
Communication du risque

En collaboration avec l’ARPE de la région PACA, nous avons construit un guide d’identification des espèces invasives des bords de rivières comprenant une quarantaine de fiches incluant des clés de détermination permettant de distinguer les espèces invasives des espèces indigènes ressemblantes (à paraître début 2009).

 

Nous avons aussi réalisé un ouvrage destiné aux acteurs de l’horticulture et du fleurissement et qui propose des espèces de substitution aux espèces invasives avec des exemples de plantes indigènes commercialisées ayant les mêmes usages que les plantes envahissantes utilisées actuellement.