Conservation in situ

La conservation in situ s'appuie sur des réglementations nationales, communautaires et internationales pour sauvegarder les espèces protégées dans leur environnement naturel.

Le Conservatoire botanique s'est attaché à développer des relations privilégiées avec les gestionnaires d'espaces naturels pour les aider à mieux prendre en compte la diversité floristique, notamment les parcs nationaux, les parcs régionaux, les réserves naturelles, l'office national des forêts, l'office national de la chasse et de la faune sauvage, le conservatoire du littoral et des espaces lacustres, ainsi que les collectivités territoriales.

Le CBNMED intervient à plusieurs niveaux :
  • définition des mesures des plans d'actions nationaux ou régionaux relatives aux espèces nécessitant des actions renforcées de protection ;
  • appui technique à la mise en œuvre des plans d'actions nationaux ou régionaux relatifs aux espèces nécessitant des actions renforcées de protection ;
  • mise en œuvre et suivi des opérations de renforcement de populations, d'introduction et de réintroduction d'espèces végétales protégées ;
  • appui aux gestionnaires d'espaces ou propriétaires pour la définition des plans de gestion prenant en compte les espèces végétales et les habitats naturels et semi-naturels sur leur territoire d'agrément ;
  • élaboration de méthodes de lutte contre les espèces végétales exotiques envahissantes.
 

Conservation ex situ

La conservation ex situ est la conservation des espèces en dehors de leur milieu naturel. Elle peut prendre la forme de cultures de végétaux et de collections vivantes ou d'une banque de graines, plus faciles à conserver. Cette collection ex situ du matériel génétique des espèces menacées est particulièrement importante dans nos régions soumises à une forte pression anthropique. Ce mode de conservation est un moyen efficace pour éviter la disparition définitive de certaines espèces.

Vous trouverez des fichiers à télécharger dans la rubrique 'Téléchargements'


 

La banque de graines

Les botanistes récoltent dans la nature des milliers de graines qui sont nettoyées, séchées puis conservées par réfrigération à +4 °C et par lyophilisation.

Ainsi se constitue une banque de semences qui font l'objet d'études à l'unité scientifique et technique de Porquerolles pour maîtriser leurs conditions de germination et de culture. Toutes ces informations viennent alimenter et compléter la banque de données.

Ainsi la banque de semences de Porquerolles compte aujourd'hui plus de 1 780 espèces réparties dans plus de 10 000 lots de graines.

La banque de graines apporte une garantie supplémentaire à la survie de beaucoup de plantes sensibles aux changements environnementaux et permet de :

  • étudier la germination et la culture de ces espèces rares et menacées ;
  • renforcer les populations d'espèces menacées d'extinction ;
  • restaurer des habitats dégradés ;
 

Les collections variétales

Dans le prolongement de ses actions en faveur des plantes sauvages, le conservatoire botanique national méditerranéen de Porquerolles a rassemblé sur l'île des collections de fruitiers méditerranéens. Ce travail est conduit dans le cadre de la Charte nationale des ressources génétiques, contribution française aux obligations de la convention de Rio.

Des collections nationales de figuiers, oliviers, pêchers et mûriers, riches de près d'un millier de variétés différentes, préservent de la disparition les variétés anciennes et rustiques, patrimoine du terroir régional et national.

Ces variétés «de terroir», ou «locales» sont parfois plus tolérantes à certains parasites et maladies que les variétés modernes. Il est possible d'utiliser les variétés de terroir comme géniteurs, d'introduire certaines de leurs caractéristiques dans les variétés commerciales modernes pour en améliorer la résistance aux maladies, la couleur, la saveur notamment.